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La fin de l’allaitement

La semaine dernière a été très importante pour nous. Sans faire exprès, il y a eu plein de choses qui se sont passées en même temps. D’un côté, il y a eu pas mal de nouvelles par rapport à mon projet sur la DME (j’ai organisé mon premier atelier en France, j’ai annoncé la date pour un Facebook live et pour un nouveau atelier présentiel en décembre), et d’un autre côté, G a eu 21 mois. Et cette date a marqué la fin de notre aventure lactée.

On peut dire que je ne suis pas allée « jusqu’au bout », que je ne l’ai pas allaité jusqu’à ce qu’il décide d’arrêter mais, dans l’allaitement -dans la maternité-, il n’y a pas que les sentiments du bébé qui comptent. Il y a aussi ceux de la maman. L’allaitement doit être un moment de plaisir partagé pour le bébé et pour la maman. Et quand ce n’est plus le cas, pour l’un ou pour l’autre, c’est peut être un bon moment pour y réfléchir.

Le plus important n’est pas QUAND arrêter, mais COMMENT.

Quand j’ai décidé que je voulais arrêter l’allaitement, j’ai commencé à réduire le nombre de tétées (très) progressivement… (J’ai commencé à espacer les tétées au mois d’août) jusqu’à la semaine dernière, où nous avons mis en place une nouvelle situation tous ensemble.

G a changé de chambre pour aller avec son grand frère et là, les tétés se sont arrêtées. Nous lui avons expliqué que papa viendrait lui dire bonne nuit après l’histoire et qu’il resterait avec eux un petit peu. Il a pleuré un peu (il pleure encore et chaque coucher est différent), mais nous l’avons accompagné pour essayer de faire une transition la plus respectueuse possible.

Il demande encore parfois le sein quand je me couche avec lui pour lui raconter l’histoire. Mais je lui dis que ce n’est pas possible, je lui fais un bisou et il accepte (résigné).

C’est dur. Même si ça a été mon choix, c’est une décision qui marque le début d’une nouvelle étape pour tous les deux et qui entraîne beaucoup d’émotions. On ne met pas fin du jour au lendemain à 21 mois d’allaitement. Maintenant, il faut qu’on retrouve nos repères dans cette nouvelle situation. Il faut que nous retrouvions des moments complices et des câlins d’une nouvelle façon.

J’écris maintenant avec un regard vers le passé, en gardant les bons souvenirs mais, l’allaitement na pas toujours été facile. Il y a eu des moments plus fatigants, des nuits avec des réveils en continu, des périodes de très haute demande. Je ne veux pas vous donner une fausse idée de ce qu’est l’allaitement mais maintenant, avec un peu de recul, si je pose ces 21 mois sur la balance, le bonheur que cette expérience m’a apporté, fait clairement pencher la balance du le côté positif.

Et, si on laisse de côté l’aspect émotionnel, est-ce que celle nouvelle étape change quelque chose par rapport à la DME ?

G a déjà 21 mois. Nous avons déjà introduit plein d’aliments et il mange comme le reste de la famille. Le lait maternel n’était pas juste un aliment pour lui mais aussi un moment de contact, de réconfort, un lien émotionnel. Nous allons essayer de combler ce lien d’une autre façon. Et par rapport à l’alimentation, je vais continuer de lui proposer du lait de vache, des fromages et des yaourts de la même façon que je le faisais déjà. Nous n’allons pas utiliser des laits de croissance (vous pouvez voir ici un article sur mon avis sur les laits de croissance). L’objectif est de continuer avec une alimentation la plus saine et variée possible qui lui procure les nutriments et vitamines dont il a besoin sans changer nos habitudes. La fin de l’allaitement est déjà un changement très important : on va faire en sorte que ça impacte le moins possible nos habitudes et pouvoir ainsi garder un beau souvenir de cette étape.

recettes

Pâte à tartiner aux maquereaux

Voici une « micro-recette ». Une recette ultra-rapide et parfaite pour un apéro différent !

Ingrédients

  • 1 boîte de maquereaux au naturel🐟
  • 2 petits fromages (j’ai utilisé 2 fromages de la marque saint Moret mais n’importe quel fromage à tartiner conviendrait également ) 🧀 (regardez les ingrédients, surtout par rapport à la quantité de sel)
  • 1 filet d’huile d’olive
  • Poivre et épices selon vos goûts (j’ai mis de l’anis)

Recette
Très simple: mixer tous les ingrédients et servir

Ça peut se manger avec du pain🥖, des toasts🍞, des légumes 🥕🥒….

À vous d’innover maintenant.

recettes

Roulées à la carotte et à la pomme

Je vous laisse ici la recette des rouleaux à la carotte et à la pomme que j’ai fait à partir d’une recette de @comme_des_grands.dme.

Ingrédients

  • 🥕5-6 carottes
  • 🍎 2 pommes
  • 1 pâte brisée
  • Gingembre en poudre et poivre

Avec ces ingrédients, j’ai fait les roulés à la carotte et j’ai utilisé le reste du mélange (il en restait pas mal) pour faire du riz. Donc 2 recettes en 1 😉

Ustensiles

  • Poêle
  • Hachoir/râpe
  • Four

Recette

  1. Épluchez les pommes et les carottes et râpez les ou hachez les à l’aide d’un hachoir.
  2. Faites revenir ces deux ingrédients dans une poêle avec un bon filet d’huile d’olive.
    Laissez cuire jusqu’à ce que la carotte soit tendre. Ajoutez du gingembre et du poivre à votre goût.
  3. Préchauffez le four à 200°
  4. Étalez la pâte brisée et à l’aide d’un rouleau faites la plus fine.
  5. Faites des traits avec le mélange de carottes et pommes et roulez la pâte autour, comme si c’était des rouleaux de printemps ou des cannoli.
  6. Coupez la pâte et faites autant de rouleaux qu’elle vous le permet.
  7. Enfournez et laissez jusqu’à ce que la pâte soit dorée. Une fois froids, coupez les rouleaux en tranches à l’épaisseur souhaitée.

Comme j’avais fait beaucoup de mélange de carottes et de pommes, j’ai ajouté dans la même poêle du riz et de l’eau (2 volumes d’eau pour chaque volume de riz) et j’ai cuit à petit feu.

Voilà les 2 recettes. Maintenant, c’est à vous d’essayer une nouvelle version.

DME/BLW

Le retour au travail

« Ma fille a 6 mois et demi. Je commence à travailler lundi et elle mange très peu, dois-je abandonner l’idée de la DME ? »

Aujourd’hui, j’ai reçu cette question. Les débuts de l’alimentation complémentaire sont lents et le retour de la maman au travail est souvent trop tôt et trop brusque. Ceci génère des inquiétudes : est-ce que mon bébé va être bien ? Est-ce qu’il va avoir assez à manger ? Est-ce qu’il aura assez de lait ? Et s’il ne prend pas le biberon ?

Le retour au travail est un moment critique. Il entraîne beaucoup de sentiments et suppose un changement du rythme. Peu importe la méthode que nous utilisons pour introduire l’alimentation complémentaire, le sujet de l’alimentation va provoquer des questions chez nous.

L’un des points les plus importants quand nous laissons notre bébé est la confiance. Il faut que nous nous sentions en confiance avec la personne qui va garder notre petit, que cette personne se sente en confiance avec la méthode d’alimentation et que nous fassions confiance au bébé.

Si votre nounou pratique la DME comme à la maison, c’est génial ! Mais si votre nounou ou la crèche ne pratiquent pas cette méthode, ce n’est pas grave. Vous pouvez leur expliquer comment vous faites à la maison et leur demander d’essayer de proposer les purées d’une façon plus participative. Par exemple en lui laissant attraper la cuillère. Si nous leur faisons confiance notre bébé mangera ce dont il a besoin.

« Mais elle mange vraiment très peu, elle ne va pas avoir de carences ? »

Il faut se rappeler qu’au départ, l’alimentation complémentaire est, comme son nom l’indique, complémentaire. L’aliment principal du bébé est encore le lait. Du moment où il a assez de lait, il n’aura pas de carences. Il commencera à manger petit à petit, après la phase de découverte. Il ne faut pas se décourager. Nous pouvons présenter un aliment jusqu’à 30 fois avant qu’il décide de le manger !

Donc non, le retour au travail ne doit pas être une raison pour abandonner la DME. Si vraiment nous voyons que vers les 8 mois le bébé n’a pas avancé, il faudra s’en soucier mais, généralement, après le premier mois de découverte, le bébé commence à manger un peu plus.

Parfois, le bébé ne prend pas le biberon de la journée et, dès que sa maman arrive, il s’accroche au sein ou il réclame le biberon. Si le bébé prend du poids, est actif et content, il n’y a pas de soucis ! Il a besoin d’un temps d’adaptation aussi ! Tout ce qu’il a connu pour l’instant c’est le lait et les bras de sa maman. Le retour au travail implique beaucoup de changements. Il y a des bébés qui s’adaptent très vite et d’autres qui ont besoin de plus de temps… Exactement  comme les adultes.

« S’ils lui donnent des purées, elle ne va pas vouloir des morceaux à la maison ! »

C’est vrai que la DME mixte peut être un peu plus compliquée parce qu’il faut que le bébé comprenne que la nourriture lui est présentée de deux façons différentes. Nous l’avons pratiquée avec notre deuxième enfant, parce qu’à la crèche ils donnent des purées mais à la maison on pratique la DME, et ça s’est très bien passé. Nous avions commencé la DME à la maison avant de débuter la crèche. Au début, à la crèche, il n’acceptait pas les purées. J’ai laissé les professionnelles lui présenter la nourriture de la façon dont elles se sentaient le plus à l’aise. Les seules demandes étaient de lui présenter le lait avant les purées et de ne pas insister s’il n’en voulait pas. De cette façon, s’il avait faim, je savais qu’il avait le lait au moins. Nous avons eu des journées où il n’a pas bu de lait, des journées où il n’a pas mangé de purée… Petit à petit, il a compris qu’à la crèche on l’aidait et qu’à la maison il se débrouillait tout seul. Maintenant, à 16 mois, il est capable de manger tout seul, avec les mains et même avec des couverts ! Mais nous avons encore des journées où il mange moins, des journées où il tête plus… De la même façon que nous, il y a des jours où nous avons plus faim que d’autres.

À nouveau, le plus important est d’être en confiance, et de lui faire confiance. Si nous respectons les nouveaux rythmes, il sera plus facile de s’y adapter.

La DME : en quoi elle change par rapport à la méthode « traditionnelle » ?

La DME ou diversification menée par l’enfant est l’introduction de l’alimentation sans passer par les purées, d’une façon ludique et participative. Vous avez un article plus détaillé ici. Si vous devez retourner au travail et que vous voulez pratiquer la DME, c’est tout à fait possible ! Vous pouvez le faire à la maison, quand vous serez avec votre petit, mais rappelez-vous que :

  • Il faut que le bébé soit bien assis. Il doit se tenir droit, soit dans sa chaise haute, soit sur les genoux d’un adulte. Il ne faut pas lui donner à manger si la position n’est pas correcte, de la même façon que nous généralement ne mangeons pas allongés ou semi-incorporés
  • Le bébé ne doit pas être fatigué. S’il est fatigué, il va vite en avoir marre. Tout ce qu’il voudra, c’est dormir.
  • Il ne doit pas avoir faim. Si vous voyez que votre bébé à faim, proposez-lui le sein ou le biberon. Ensuite, vous pouvez lui proposer un aliment. Mais s’il a faim et que vous lui proposez un aliment, il n’arrivera probablement pas à calmer sa faim assez vite et il va se frustrer et s’énerver. Petit à petit, il réduira les quantités de lait et il ne mangera plus.
  • Laissez-lui suivre son rythme. N’introduisez pas des morceaux dans sa bouche. Ça peut être dangereux. S’il a faim, il mangera

Si la/les personne/s qui vont s’occuper de votre petit ne pratiquent pas la DME mais sont intéressées pour le faire, montrez-leur comment vous faites à la maison. N’hésitez pas à leur montrer des vidéos et à leur donner toutes les consignes nécessaires et surtout, faites confiance . Si vous voulez plus d’infos sur la DME, n’hésitez pas à lire cet article. Si vous voulez d’autres informations ou suivre un atelier (en ligne ou présentiel) n’hésitez pas à me contacter !

DME/BLW

« Puis-je lui offrir un bonbon ? »

Nous avons toujours suivi une alimentation plus ou moins saine et plus ou moins équilibrée, mais je n’étais pas totalement consciente des effets du sucre jusqu’à ce que je commence à m’intéresser vraiment à l’alimentation. Depuis, l’un de mes objectifs à la maison est de contrôler et de réduire la consommation de sucre et j’essaie de trouver des ingrédients pour le remplacer.

Le sucre est un aliment « vide ». Il n’apporte rien ou, du moins, rien de bon parce qu’il apporte quand même des calories et des caries à plus ou moins long terme. Et pourtant, il est partout. Mais, pourquoi ?

« Sans sucre, c’est fade ! ça n’a pas de goût ! »

Voilà ce qu’ils nous ont fait croire. S’il n’y a pas de sucre, ce n’est pas bon. Et nous-mêmes transmettons cette idée (parfois même sans nous en rendre compte) à nos enfants depuis leur plus jeune âge. « Mon fils, il n’aimait pas les fraises. Mais, depuis que je lui mets un peu de sucre/de chantilly, il les dévore !»  « S’il ne boit pas son lait, vous pouvez rajouter du chocolat en poudre »…

Nous avons une prédisposition naturelle pour les aliments sucrés. Du coup, il n’y a pas besoin d’habituer le palais au goût sucré. Le lait (maternel ou les préparations pour nourrissons) a déjà un goût naturellement sucré. À partir des 6 mois, quand notre bébé commence à manger, il ne connait que ça. Et, par habitude, il ira chercher de préférence les aliments qui ont le goût le plus doux : les bananes, les poires, les carottes…

Mais, il arrive un âge (souvent trop tôt) où l’enfant commence à manger des bonbons, des gâteaux, des viennoiseries… Et, tout d’un coup, il préfère les gâteaux aux fruits qu’il mangeait si bien…Et plus il en mange, plus il en a envie. Et comme il mange bien, nous continuons à lui en donner.

Combien de fois, nous, les adultes, nous nous disons « allez, je mange un dernier bonbon et c’est bon…”,  “Ce n’est pas raisonnable ». Mais les enfants ne savent pas ce que c’est que « d’être raisonnable ». Tout ce qu’ils savent, c’est que c’est bon. Très bon même. Bien meilleur que ce qu’ils avaient goûté avant. Pourtant, l’ingestion de sucres depuis l’enfance a des conséquences très négatives pour nos enfants. Le sucre augmente la possibilité de souffrir de maladies cardiovasculaires et d’obésité, entre autres.

« Puis-je lui offrir un bonbon ? »

Les enfants d’aujourd’hui mangent une quantité de sucre beaucoup trop élevée. Nous savons qu’il n’est pas bon pour la santé et pourtant, il est souvent présenté comme un prix, une surprise ou un cadeau. Combien de fois on vous a demandé « Puis-je lui offrir un bonbon ? », « Est-ce qu’il aime les chouquettes ? »

L’éducation sur l’alimentation (et l’éducation tout court) commence à la maison mais il est important qu’elle soit en adéquation avec notre entourage. Et, ce n’est pas le cas. Si nous observons par exemple les menus de la cantine scolaire, lieu qui devrait être un exemple de nourriture saine, nous constatons qu’il y a quelque chose qui cloche. Par exemple, le dessert du menu du mardi est un « gâteau au chocolat vendéen ». On peut se dire que c’est seulement un jour, qu’ils fêtent peut-être quelque chose… Mais, le lundi suivant, c’une « crème dessert caramel » qui est prévue, et un « yaourt vanille » le mardi… Et pourtant, nous sommes au mois de juin : une saison où il y a PLEIN de fruits à proposer en dessert ! Mon fils m’a avoué qu’ils mangent souvent des fraises, comme à la maison ! Mais avec de la chantilly ! Alors que quand nous achetons des fraises au marché, la barquette arrive presque toujours vide à la maison sans pour autant n’avoir rien ajouté pour « améliorer » (ou plutôt, altérer) leur goût. Peut-être qu’ en rajoutant de la chantilly à la cantine, plus d’enfants mangent les fraises. Certes, mais l’objectif n’est pas qu’ils mangent PLUS mais qu’ils mangent BIEN. Le sucre est déjà présent dans beaucoup de plats préparés. Si nous rajoutons en plus des desserts sucrés, on dépasse largement les recommandations de l’OMS par rapport à la consommation de sucre.

Il est tout à fait possible de trouver des options sans sucres. Cuisiner des gâteaux avec des fruits (de la pomme, de la banane ou des dates) donne du goût à vos plats et c’est une option beaucoup plus saine. Il faut changer les habitudes, trouver de nouvelles recettes (je vous en rajouterai ici très vite !), réhabituer notre palais… Mais ça vaut vraiment le coup, pour leur santé et pour la nôtre.
En savoir plus :

https://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/sugar-guideline/fr/

https://www.who.int/nutrition/publications/guidelines/sugar_intake_information_note_fr.pdf?ua=1

https://www.sucre-info.com/mediatheque/sucres-naturellement-presents-sucres-ajoutes-sucres-libres-quest-ce-que-cest-2/

https://www.youtube.com/watch?v=4SNgMFpOZpc)

http:// https://www.imagotv.fr/php/movie.php?type_id=documentary&content_id=de_la_drogue_dans_nos_assiettes